Que savoir sur les laxatifs ?
Si on en croit les chiffres, les Français semblent être les premiers au monde à courir après les laxatifs. Ils en achètent des centaines de milliers de boîtes par an. On les croit à tort inoffensifs et anodins, alors qu’il n’en est rien ! Il faut se montrer prudent avec ces médicaments car l’abus peut entraîner des troubles plus ou moins graves.
Doit-on courir après les laxatifs ?
Pareillement, il ne faut pas boire à tout vent les tisanes. La plupart des gens pensent qu’elles sont bienfaisantes, et uniquement bienfaisantes. Or, quelques plantes entrant dans la composition de tisanes laxatives, telles que le séné, la bourdaine et le rhubarbe ont un effet irritant sur le tube digestif. Le fait est que, comme les médicaments de la même famille, elles peuvent provoquer une accoutumance et une importante perte de potassium. Mais la manne, la résine de frêne, est un laxatif doux qui est recommandé pour les intestins délicats. Pour la dose, il faut en prendre une cuillerée à café avant le coucher.
Existe-t-il plusieurs types de laxatifs doux ?
La réponse est oui. Il y a d’abord les lubrifiants qui se présentent sous forme d’huile de paraffine, de confiture ou de gelée qui tapissent les parois du côlon et facilitent la progression des selles.
Et puis, il y a les mucilages ou les laxatifs d’extraits d’algues, de gommes ou de graines qui, eux, agissent de la même façon que les fibres alimentaires. Ils se gorgent d’eau et ainsi, ils augmentent le contenu intestinal, ce qui entraîne nécessairement des contractions réflexes du tube digestif. Par ailleurs, il y a aussi les laxatifs osmotiques qui existent en version sucrée et en version non sucrée. Les sucrés retiennent l’eau dans le côlon pour éviter que les selles se déshydratent et les non sucrés retiennent l’eau en augmentant le volume des selles, les rendant plus faciles à expulser.